Location nue ou LMNP : comparer loyers, charges et fiscalité
La location nue se chiffre comme un projet complet : prix, travaux, recettes, charges et crédit. La lecture fiscale vient ensuite, avec le régime réellement applicable.
Commencez par comparer les loyers réalistes, les dépenses et la gestion, puis ajoutez la fiscalité. Un loyer meublé plus élevé ne suffit pas à rendre le projet plus intéressant : il faut aussi financer et renouveler les meubles, tenir compte de la rotation et vérifier les obligations du bail.
Repères pour comparer deux modes de location
Point
Location nue
Location meublée non professionnelle
Revenus
Revenus fonciers
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
Régime simplifié
Micro-foncier si éligible
Micro-BIC si éligible
Régime réel
Charges déductibles selon leur nature
Charges et amortissements selon les règles applicables
Budget à comparer
Loyer HC, dépenses propriétaire, crédit
Même base, avec ameublement et frais propres au meublé
Le remboursement du capital emprunté est une sortie de trésorerie, pas une charge fiscale déductible. L’amortissement ne constitue pas un encaissement. Les règles de revente et les conditions du régime choisi doivent aussi être examinées.
Exemple comparatif avant impôt
Hypothèses fictives par mois, sans vacance ni dépense exceptionnelle
Poste
Nu
Meublé
Loyer hors charges
850 €
950 €
Dépenses propriétaire
150 €
200 €
Crédit et assurance
750 €
750 €
Cash-flow avant impôt
−50 €
0 €
Les 50 € de dépenses supplémentaires en meublé sont une hypothèse globale à détailler selon le projet. Le mobilier initial et l’impôt ne sont pas inclus dans ce tableau. Le surcroît de trésorerie est ici de 600 € par an avant ces éléments ; il ne permet pas, à lui seul, de conclure quel régime est préférable.
Les exemples sont gratuits. Les fichiers et outils complets restent réservés aux offres indiquées .
Micro-foncier et régime réel
Les loyers d’une location nue relèvent en principe des revenus fonciers. Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire lorsque ses conditions sont remplies. Au régime réel, les charges admises sont examinées selon leur nature. Vérifiez les conditions et les règles de l’année concernée avant de choisir.
Charges, travaux et déficit foncier
Distinguez entretien, réparation, amélioration et autres travaux : leur traitement peut différer. Un déficit fiscal ne signifie pas qu’une dépense a été remboursée. Les conditions de déduction, d’imputation et de report doivent être vérifiées avec les justificatifs et les sources officielles.
Comparer avec le meublé
Comparez le même logement, la même période et le même budget de financement. Explicitez l’éventuelle différence de loyer, le mobilier, les frais de gestion et la fiscalité. Un avantage fiscal isolé ne compense pas nécessairement un prix d’achat trop élevé.
Préparer les pièces
Réunissez bail, justificatifs de loyer, taxe foncière, décomptes de copropriété, factures de travaux et échéancier de crédit. Séparez les dépenses annuelles des travaux ponctuels et des provisions.
La suite dans les dossiers complets
Vous venez de lire une synthèse gratuite. Les dossiers ci-dessous développent le sujet avec leurs propres sections, cas chiffrés et checklists. Consultez les sommaires et extraits gratuits. Les versions complètes sont incluses dans les packs.
DOSSIER COMPLET · SOCLE ET COMPLET
Comprendre la fiscalité sans confondre impôt et trésorerie
10 sections, un cas chiffré et une checklist.
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Séparer mode de location, statut et régime fiscal
Lire le micro, le réel et l’amortissement
Préparer un dossier fiscal qui reste vérifiable
Faire le passage de la banque au résultat imposable
Évaluer une économie fiscale après ses coûts et à la sortie
Constituer les preuves avant la déclaration
Comparer un avantage fiscal avec ses engagements
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